Ah, STA Portage. Rien que le nom me ramène quelques années en arrière. J’ai passé pas mal de temps à décortiquer leurs offres, à lire des avis, à en parler avec des consultants qui utilisaient leurs services. Et là, surprise : le nom a disparu, remplacé par OpenWork. Je vous raconte tout ça.

Points clés à retenir

  • STA Portage n’existe plus – il a été renommé OpenWork en 2023. Les contrats et services ont été transférés.
  • Les frais de gestion démarrer à 5% toutes options incluses, un tarif dans la moyenne basse du marché.
  • L’accompagnement est jugé correct, mais des retards de paiement et un suivi parfois impersonnel ressortent des avis récents.
  • Le changement de nom a créé de la confusion et n’a pas réglé tous les problèmes de fond.
  • Mon conseil : vérifiez la réactivité du gestionnaire de paie et lisez les clauses du contrat avant de signer.

STA Portage a disparu. Bonjour OpenWork

Franchement, la première fois que j’ai entendu parler d’OpenWork, j’ai cru à une nouvelle boîte. Puis j’ai creusé. Et là, j’ai compris : OpenWork, c’est l’ancien STA Portage, tout simplement. La marque a été changée en 2023. Pourquoi ? Officiellement, une volonté de modernisation. Mais dans les faits, ça a surtout fichu un sacré bazar. Les consultants que j’ai contactés m’ont dit avoir reçu un mail laconique leur annonçant le changement. Les contrats en cours ? Reconduits automatiquement. Pas de nouvelle signature, pas de renégociation. Juste un nouveau logo sur l’extranet. J’ai un pote, consultant en IT, qui était chez STA depuis 2019. Il m’a raconté que son gestionnaire de paie a changé trois fois en six mois après le renommage. Résultat : des fiches de paie avec des erreurs, un numéro de Siret qui traînait à être mis à jour. Bref, une transition pas franchement fluide. Et l’extranet, alors ? L’ancien « STA Portage extranet » redirige désormais vers une plateforme OpenWork. L’interface a été un peu rafraîchie, mais le fond reste le même. On retrouve les mêmes fonctionnalités : saisie de missions, téléchargement de bulletins, suivi des notes de frais.

Mon avis sur STA Portage : les frais et l’offre

Bon, parlons chiffres, parce que c’est ce qui intéresse tout le monde. Chez STA Portage (et donc OpenWork aujourd’hui), les frais de gestion sont de 5% du chiffre d’affaires HT, toutes options incluses. Pas de frais cachés, pas de supplément pour l’assurance responsabilité civile pro ou la mutuelle. C’est ce qu’ils claironnent haut et fort. Quand j’ai commencé à comparer, je me suis dit : « 5%, c’est dans la fourchette basse du marché ». La plupart des sociétés de portage classiques tournent entre 6% et 10%. Donc sur le papier, c’est un bon point. Mais attention. En réalité, le taux effectif peut être un poil plus élevé si vous utilisez certains services optionnels ou si votre TJM est bas. Par exemple, un consultant qui facture 300€ HT par jour et travaille 20 jours par mois paiera 300€ de frais. À côté, Jump propose des forfaits à partir de 99€ par mois, ce qui peut être plus intéressant selon votre volume d’affaires. Voici un petit tableau comparatif que j’ai concocté après avoir analysé plusieurs offres :
Critère STA Portage / OpenWork Jump (exemple concurrent) UnCdi
Frais de gestion 5% du CA HT (tout inclus) À partir de 99€/mois fixes 137€/mois fixes
Assurance RC Pro Incluse Incluse Incluse
Mutuelle Incluse Optionnelle Incluse
Extranet Oui, basique Très complet, automation Correct
Accompagnement Gestionnaire dédié Suivi en ligne + support Support standard
Mon opinion ? Les 5% sont un bon argument commercial, mais ça ne fait pas tout. À partir d’un certain montant facturé (disons au-dessus de 8000€/mois), le forfait fixe de Jump devient plus rentable. Et vu que les frais de STA sont proportionnels, ils augmentent avec votre activité. Un consultant qui gagne bien sa vie paiera donc plus cher, ce qui peut être agaçant.

Quels sont les inconvénients du portage salarial ?

C’est LA question que tout le monde me pose. Et franchement, il faut être honnête : le portage salarial n’est pas la panacée. Voici les vrais problèmes que j’ai identifiés, chez STA comme ailleurs. D’abord, le coût. Même à 5%, ça reste un prélèvement sur votre chiffre. En micro-entreprise, vous auriez moins de charges (mais pas de protection sociale complète). En portage, vous cotisez comme un salarié : ça vous donne droit au chômage, à la retraite, à la mutuelle. Tout ça a un prix. Ensuite, la dépendance au gestionnaire. Vous devez envoyer vos fiches de frais, valider vos missions, et surtout espérer que le service paie tourne bien. Chez STA, j’ai entendu des témoignages de retards de paie. Pas systématiques, mais il y en a eu. Un consultant m’a dit : « J’ai attendu 3 semaines pour mon premier salaire, à cause d’un bug informatique. » Troisième inconvénient : le TJM minimum. Pour être en portage salarial conventionné, il faut justifier d’un certain niveau de revenu. Chez STA, c’est environ 2800€ brut par mois, ce qui correspond à un TJM d’environ 250-300€. Si vous êtes en dessous, ce n’est pas possible (sauf à passer par des structures alternatives comme les coopératives d’activité). Enfin, la flexibilité limitée. Vous ne pouvez pas facturer n’importe quoi à n’importe qui. Certains clients n’aiment pas passer par une société de portage. Et vous ne pouvez pas déduire autant de frais qu’un indépendant en micro (les règles sont plus strictes).

Portage salarial immobilier : des inconvénients spécifiques

Je dois vous avouer que j’ai longtemps cru que le portage salarial immobilier était une fausse bonne idée. Et après avoir creusé, je confirme. Le secteur de l’immobilier est particulier. Les agents, les mandataires, les négociateurs travaillent souvent en indépendants. Le portage salarial leur promet une protection sociale, mais avec des contraintes. Premier problème : la rémunération variable. Dans l’immobilier, on touche des commissions. Or, le portage salarial fonctionne mieux avec des missions régulières et un TJM fixe. Si vous avez un mois à 5000€ et le suivant à 0€, le gestionnaire de paie va devoir lisser, et ce n’est pas toujours simple. Deuxième inconvénient : le plafond. Le portage salarial est limité dans le temps pour un même client. En théorie, vous pouvez rester en portage chez un client jusqu’à 3 ans. Dans l’immobilier, si vous travaillez pour une seule agence, ça peut poser problème. Troisième point : les frais professionnels. En tant qu’agent immobilier, vous avez des frais (déplacements, carburant, téléphone). Le portage salarial permet de les déduire, mais avec des justificatifs stricts. Et surtout, ils sont remboursés sur justificatif, pas forfaitairement. Perdre des tickets de caisse, c’est perdre de l’argent. Mon conseil ? Si vous faites de l’immobilier, réfléchissez bien. Le portage salarial peut marcher si vous avez plusieurs clients et une activité régulière. Mais si vous dépendez d’une seule agence, le statut de mandataire indépendant (avec une carte T) ou la micro-entreprise sont peut-être plus adaptés.

Avis positifs et négatifs sur STA Portage : ce que j’ai vraiment entendu

J’ai passé des heures à éplucher les forums, les avis Google, les commentaires sur des sites comme iGraal ou GoWork. Et j’ai un tableau assez contrasté. Ce qui revient souvent en bien :
  • Des frais transparents, pas de mauvaise surprise.
  • Un extranet fonctionnel, même si pas le plus moderne.
  • Le fait d’avoir un gestionnaire dédié (pas une hotline anonyme).
  • La possibilité de faire des simulations en ligne (STA portage simulation).
Ce qui fâche :
  • Des retards de paiement, surtout après le changement de marque.
  • Un accompagnement commercial qui laisse parfois à désirer (réponses longues, gestionnaires qui changent).
  • La confusion autour du nouveau nom.
  • Un service client qui manque de réactivité en cas d’urgence.
J’ai parlé avec une consultante RH qui était chez STA depuis 2 ans. Elle m’a dit : « L’offre est correcte, mais si tu as un pépin, tu es seul. Le gestionnaire n’est pas toujours disponible, et les délais de réponse sont longs. » Un autre, consultant en marketing digital, a ajouté : « Les 5%, c’est bien, mais chez Jump j’aurais payé moins cher au final, parce que je gère tout tout seul. » Alors, est-ce que je recommande STA Portage (OpenWork) ? Ma réponse : ça dépend de votre profil. Si vous voulez un service clé en main, avec des frais transparents, et que vous ne gérez pas des volumes énormes, ça peut le faire. Mais si vous êtes très actif, avec un TJM élevé, comparez avec les alternatives.

Comment faire une simulation STA Portage ?

Avant de vous lancer, faites une simulation. Sur le site d’OpenWork (anciennement STA), il y a un outil en ligne. Vous entrez votre TJM et votre nombre de jours travaillés, et il calcule votre salaire net après prélèvements. Petite astuce que j’ai apprise à mes dépens : ne vous fiez pas à 100% à la simulation. Elle donne une estimation, mais le net réel dépend de vos frais professionnels, de votre situation familiale (nombre de parts fiscales) et d’éventuels abondements. Utilisez-la comme une base, pas comme une promesse.

Conclusion : STA Portage / OpenWork, mon verdict final

Vous l’aurez compris, mon avis sur STA Portage est nuancé. L’offre tarifaire est bonne, la transparence est réelle, mais le service client et la gestion des changements (renommage, bugs) laissent quelques traces. Le portage salarial en général a ses avantages (protection sociale, simplicité), mais aussi ses contraintes (coût, dépendance, rigidité). Si je devais résumer en une phrase : STA Portage / OpenWork est une option sérieuse, mais ne la choisissez pas les yeux fermés. Testez leur simulation, lisez le contrat, et si possible, parlez à un consultant qui y est passé avant. Et si vous cherchez d’autres avis, jetez un œil à WATT Portage ou à Jump. Parfois, le meilleur choix, c’est celui qui correspond le mieux à votre façon de travailler. Pas forcément le moins cher.